Chaud

La pollution numérique : un mal du siècle

Alors que le numérique règne désormais sur nos vies, la fabrication des objects électroniques n'est pas sans impact pour l'environnement.

Désormais omniprésent dans nos quotidiens, le numérique représente 4,2% de la consommation générale d’énergie et 3,8% des émissions de gaz à effet de serre. Des chiffres qui ne vont pas aller en s’améliorant, d’après la récente étude du cabinet GreenIT.

Lors de la fabrication, ce sont surtout les étapes d’extraction des matières premières et leur transformation en composants électroniques qui induisent des impacts.

La fabrication pointée du doigt

©Blaz Erzetic

Sans surprise, pour concevoir nos smartphones, ordinateurs ou objets connectés, il faut de nombreuses ressources énergétiques, de l’eau et des métaux tels que le zinc et le nickel. C’est donc lors de cette étape de leur vie que nos appareils numériques sont les plus néfastes pour l’environnement. L’extraction de ces matériaux est extrêmement polluante. Le secteur étant en pleine expansion, l’impact est de plus en plus fort tant les objets sont nombreux et le rythme de production intense.

Si aucune mesure n’est prise, le secteur du numérique pourrait passer de 2,2% des émissions globales en 2010 à 5,5% en 2025. Une hausse aussi spectaculaire et rapide qu’inédite.

Des objets connectés de plus en plus nombreux

La prolifération d’objets connectés et de technologies embarquées dans des objets du quotidien est aussi responsable de cet accroissement . Si le nombre d’ordinateurs ou de tablettes semble se stabiliser depuis 2015, les objets connectés connaissent une croissance exponentielle. Ils passent ainsi de 520 millions en 2010 à 48 milliards en 2025.

Des solutions existent

Loin de nous l’idée de dire qu’il faut arrêter toute progression de la technologie, arrêter d’envoyer des mails, d’utiliser les réseaux sociaux et de revenir au temps du téléphone filaire. Seulement, des solutions permettant de réduire un peu son emprunte numérique existent.

Pour les moteurs de recherches, il est possible d’abandonner Google au profit d’autres plus éco-responsables comme Ecosia consacrant une partie de ses bénéfices à la plantation d’arbres en Amazonie, et qui paie ses impôts en France. Le site CleanFox, lui, analyse vos mails et newsletter et vous permet de faire un tri non négligeable. Du côté des équipements numériques, il est possible de délaisser le neuf afin de privilégier le reconditionné. De plus en plus de sites fiables proposent de nombreux produits reconditionnés, à l’instar de Back Market.

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